Editorial: Fatshi poignardé dans le dos

ll aura tout fait ; on ne peut compter les kilomètres couverts pour faire entendre la voix du grand Congo devenu aphone,

Il est allé saluer les voisins de la RDC, tous les 9 voisins, pour leur apporter ses sincères intentions de bon voisinage. Il a serré les mains de tous les grands de ce monde, tous sans exception ; Poutine, Xi, Macron, Joe Biden, … Chefs d’Etats, Princes, Rois et Reines !

Il a dépoussiéré les relations scabreuses longtemps entretenues entre la RDC et certains pays, principalement avec le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, le trio qui a, plus d’une fois, armes à la main, ont attaqué notre pays.

Il a embrassé les ennemis, allant jusqu’à appeler certains « frères », au grand dam des va-t-en guerre.

Il a entrepris de partager un peu de notre manne à ceux qui en sont dépourvus moyennant le concept fort prisé de win-win, gagnant-gagnant.

Que n’a-t-il pas fait Félix Tshisekedi, car c’est de lui qu’il s’agit ?

Ne dit-on pas que pour les intérêts supérieurs d’un pays on peut pactiser même avec le diable ?

La guerre, la nouvelle, la nième guerre que mène le M23 à la RDC, avec le Rwanda derrière selon plusieurs témoignages sont ceux des experts de l’ONU et surtout selon la version officielle du Gouvernement congolais, cette guerre rassemble à un poignard planté dans le dos d’un voisin qui vous a rendu visite avec un coeur plein d’amitié, de bonne volonté, de bonne foi et prêt à pardonner le passé tumultueux passé ensemble.

Comme il est loin l’époque où les deux frères se tenaient la main à chaque rencontre, même dans une tribune, ou cette image qui montre le Président Paul Kagame coupé en deux pour saluer, presque se prosterner devant Félix Tshisekedi nouvellement élu à la tête de la RDC !

Des photos, et plusieurs autres, comme celle de Goma après l’irruption volcanique où le Président rwandais est allé consoler et compatir avec les sinistrés à Nyragongo !

Des images qui, mieux que mille mots, ont charrié des sentiments d’amitié retrouvée, de réconciliation entamée à 100 à l’heure !

Tout ça parti comme une fumée, ces clichés ayant cessé d’évoquer cette courte embellie des relations entre frères ennemis, par ailleurs voisins éternels !

Qui peut reprocher à Fatshi d’avoir essayé, d’avoir offert de son temps et de sa personne pour que la RDC retrouve la paix sur ses neuf frontières et que ses populations en errance retrouvent leurs terres et un sommeil sans cauchemar ?

L’histoire sait récompenser les hommes justes et de grand cœur. Laissons la lui faire justice.

 

 

Michel Museme Diawe