RDC-UA: « ce Premier Colloque sera une étape importante du combat pour la défense des droits des personnes atteintes d’albinisme » prof Ntumba Lwaba 

Le professeur Ntumba Lwaba coordonnateur du Panel qui accompagne le président Félix Tshisekedi à la présidence de l’Union Africaine a dans son mot de circonstance à l’occasion du premier colloque panafricain de sensibilisation sur l’albinisme plaidé pour le respect des droits humains à l’égard des albinos.

Pour lui, ce colloque de deux jours soit, de ce mardi 19 octobre et mercredi 20 octobre, sous le thème « Solidarité africaine en faveur des personnes atteintes d’albinisme : toujours aussi forts, envers et contre tout », constitue l’aboutissement de l’une des priorités du Président de la République et Président en exercice de l’Union africaine, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Il explique que son engagement dans le respect des droits humains n’est pas à démontrer.

« Le respect des droits humains c’est reconnaitre que les personnes atteintes d’albinisme jouissent des mêmes droits que les autres personnes. Le respect des droits humains c’est aussi lutter contre toutes sortes de stigmatisations et de discriminations dont elles font face. Cet engagement vient appuyer les résolutions adoptées par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples réclamant la prévention des agressions et de la discrimination à l’encontre des personnes atteintes d’albinisme. »

Ntumba Lwaba ajoute que c’est depuis 2015 que l’Assemblée générale a décidé de commémorer chaque 13 juin la « Journée mondiale de sensibilisation à l’albinisme. » Cette date qui coïncide avec l’anniversaire du chef de l’État.

« Nous sommes là pour contribuer à un changement de paradigme et pour mettre l’Afrique au cœur de nouvelles interrogations ! Changement de paradigme, car il y a encore des actions à mener pour lutter contre certaines formes de discrimination dont fait face l’albinos, au quotidien. Nous le savons, là où il y a la volonté le changement est possible. Changement de paradigme car nous ne pouvons plus nous contenter des discours sans agir. Les pays africains devraient désormais placer les conditions sociales des personnes atteintes d’albinismes au cœur des politiques publiques de santé et de protection sociale, dans une approche multisectorielle. Car la non-discrimination, le droit à la vie, la santé, l’éducation, l’Emploi et niveau de vie adéquat et accès à la justice et recours judiciaire sont des défis majeurs pour ces personnes vulnérables dans le continent africain. » a-t-il imploré

« Vous qui venez de tous les horizons de l’Afrique et du monde; Vous qui avez toujours porté le combat des personnes vivant avec l’albinisme ; Vous qui êtes des décideurs politiques ou des représentants de la société civile; Vous qui agissez derrière les Organisations internationales…ici tous, nous constituons une assemblée d’une exceptionnelle richesse, d’une exceptionnelle pluralité. Chacun de nous a un argument à faire valoir. En conjuguant les points de vue, les expertises et les expériences et en additionnant les volontés d’agir, gageons que ce Premier Colloque Panafricain de sensibilisation sur l’albinisme sera une étape importante du combat pour la défense des droits des personnes atteintes d’albinisme. Pour l’avenir de l’Afrique ! Pour la solidarité africaine ! » a-t-il appelé ainsi les participants.

En effet, L’albinisme est une maladie héréditaire, c’est-à-dire qu’il est transmis génétiquement des parents aux enfants. L’albinisme n’est pas contagieux, c’est-à-dire qu’il ne se transmet pas par un contact physique avec une personne qui en est atteinte.

C’est ainsi que le coordonnateur du Panel lance l’appel à tout le monde en signifiant que L’albinisme n’est pas une fatalité. Tous les humains naissent égaux en dignité et en droit.

 

 

Petit Ben Bukasa/NGOMA.INFO